LE RAVIN (Poème de Victor Hugo) : Philippe Baudet, 2012 (étude audio sur petit dictaphone de poche)

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ATTENTION ! Archive audio de 2012.

J'ai en fait dans mes réserves audios, dans ma caverne d'Ali Baba, tout plein d'études, esquisses, brouillons, tentatives de toutes sortes...

En 2012 (et les quelques années suivantes) je ne disposais en guise de « studio », comme je l'ai martelé maintes fois, que de mon seul petit dictaphone de poche... Sur lequel je m'essayais au « re-recording » du pauvre.

Aujourd'hui je suis bien mieux équipé. Mais j'ai des tonnes d'ébauches passées que j'ai envie de faire connaître, malgré un son approximatif, disons - pour rester poli. Ceci dit, il y a « re-recording » du pauvre et « re-recording » du pauvre. Quand je n'abusais pas des couches superposées, cela pouvait finalement être plutôt audible. Hier, j'ai trouvé une étude audio « polyphonique » (de 2012) pour Le Ravin, poème de Victor Hugo. Brouillon tellement « polyphonique » que l'on ne comprenait plus le texte ! Aujourd'hui, j'en ai trouvé une autre (toujours de 2012), mais plus modeste. Usant de moins de couches superposées. D'autre part, on n'y trouve pas le vieux piano-branlo, mais en lieu et place d'autres instruments maison.

Moins de couches superposées étaient finalement profitables à la « lisibilité des parties », tout en restant des études, essais, esquisses, etc.

Le Ravin n'échappe pas à cette loi de la multiplication des pains. L'étude que je vous propose ici, plus modeste que celle d'hier, respecte mieux le poème de Victor Hugo. (Du moins on le comprend mieux.) Le Ravin… Qui est un poème que je trouve magnifique. Intemporel.

 

 

Philippe Baudet, le 10 février 2023

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  Le ravin

 

 

 

Un ravin de ces monts coupe la noire crête ;

Comme si, voyageant du Caucase au Cédar,

Quelqu'un de ces Titans que nul rempart n'arrête

Avait fait passer sur la tête

La roue immense de son char.

Hélas ! combien de fois, dans nos temps de discorde,

Des flots de sang chrétien et de sang mécréant,

Baignant le cimeterre et la miséricorde,

Ont changé tout à coup en torrent qui déborde

Cette ornière d'un char géant !

 

 

 

Victor Hugo