ACROSTICHES… (Philippe Baudet, 1993)

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À L.F.

 

ACROSTICHES…

 

 

L’éponge passera sur tes os

  Et, huileusement, ce sera de la lumière…

    Opaque cependant – pire que la pierre !

 

       Fendre enfin l’âme et y trouver

          Etendue sous l’étendard

              Rincé de sang,

                  Rousse, « La Fille Nuit »

                      Eberluée

 


 

L’Opus est clos…

Et pourtant tant de caches où la poussière

Oublieuse blesse nos portes entr’ouvertes…

 

Faucille & Marteau aussi sont tombés,

Eperviers du chaos,

Rapaces de l’Histoire,

Renards en embuscade dans la paille du poulailler, dans le Lit des poules,

Ethnies dévorées de fourmis rouges – mais, les noires sont à se farcir des raviolis

                                                                                                                  (que tu sais…)

 


 

L

  impide est l’eau qui coule en fontaine

E

  ternellement

O

   Peille des vieilles gens qui salue/nt tel musicien

 

F

  ervent serviteur de la/sa Belle Amie ;

E

  perdu ; é-MU dans la beauté comprise/conquise ;

R

  êveur éveillé,

R

  age aux dents – de loup - ;

E

  puisé pourtant – à en mourir !...

 

 

 


Philippe Baudet, 1993