JULIETTE & compagnie : Philippe Baudet, 2012 (étude audio)

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Juliette & Compagnie ? Voilà une antiquité !

J’avais écrit les premières strophes vers 1977, chez ma grand-mère. Donc très jeune.

Et puis, en 1984, comme j’avais des copains qui chantaient des chansons dites “kakoues”, et s’appelaient d’ailleurs eux-mêmes les Kakous, voulant leur offrir une poignée de chansons “kakoues”, j’ai complété ce « Juliette & Compagnie », puis ai écrit à leur intention deux ou trois autres chansons “kakoues”.

 

Hélas, dans Juliette & Compagnie il y avait bien trop de paroles. Mon ami, chanteur des Kakous, n’arrivant pas à les retenir toutes, cela resta finalement à l’état de projet… Et de fait en plan. D’autant que le groupe s’est séparé quelques mois après. (Un an ou deux au maximum.)

 

Bien plus tard, en 2012, j’en ai fait de mon côté, ce pour m'amuser - et par curiosité aussi peut-être ? -, des études audios.

Or, je viens de retrouver dans mes archives audios l’une de ces études de Juliette & Compagnie.

Enregistrée sur mon dictaphone de poche, c’est une étude vocale mi-parlée mi-“vaguement chantée”.

 

Ma foi… ?

 

 

 

 

Philippe Baudet, le 16 février 2013

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Juliette & compagnie…

(Chanson)

 

Ouvre ta fenêtre : regarde-les défiler ces chéries, ces mémères, ces damnées…

Ouvre tes yeux : voilà les Juliette & compagnie…

 

Juliette

La p’tite amazone

De ma zone

Coquette

Se pend à mon cou

Tout tout doux

Bébête

Ell(e) marmonne un p’tit :

« Tu m’aim(e)s dis ? »

 

Oh ! la conne !

C’est tout mou

T’as maigri

 

Lucie

La grand(e) “vibraphone”

Téléphone

- Lubie –

À tous les garçons

“Pas trop cons” 

Mêm(e) si

Y-en a qui dégueul(e)nt

Ses gross(e)s meules 

 

Elle est bonne !

C’n’est pas bon !

D’fair(e) bégueule !

 

Mireille

La vieill(e) demoiselle

A des ailes 

Pareille

À une(e) Belle Armoire

À miroir

Ell(e) paye 

Et rang(e) ses amants

En dedans

 

Hé Mam’zelle !

T’as l’tiroir

En avant !

 

Violine

La bell(e) shampouineuse

D’la rue d’Sèze

Coquine

À tous les gars fait

“L’coup d’l’effet” :

Maligne

Dans leur nuque ell(e) pose

Sa p’tit(e) Rose !

 

Ô la gueuse !

Quel bouquet !

Que sa Chose !

 

Edmonde

L’éternell(e) pucelle

Qui bat d’l’aile

Mapp’monde 

Arbor(e) des tétines

Qui s’débinent 

Qu’ell(e) bonde 

Mais espère en vain 

L’va-et-vient 

 

Ah la belle !

Tes collines

N’font pas l’plein !

 

Françoise

L’étrang(e) callipyge

De vingt piges 

Nous toise

De sa croupe immense 

Quand on danse 

On frise

Alors-e-le rut

- Oh la pute !

 

Et la tige

Ensemence

-E-le fute !

 

Josiane

La serveus(e) du bar

« Zanzibar »

Qui plane

Parmi les bouteilles

D’Cep Vermeil

Diaphane

Illumin(e) le rouge

Dans l’vieux bouge 

 

C’est un phare

C’est l’soleil

Des éponges !

 

Camille

L’un(e) des fleurs-du-bourg

Fait l’amour

Aux filles

Leurs corps sont sa Mecque

Son bifteck

Sa ville ?

C’est bien sûr Gomorrhe 

C’est son port

 

Pour ta cour

“Pauvre mec” 

Vois ailleurs !

 

Suzy

Au fond de sa nuit

Ell(e) s’ennuie 

Ell(e) s’dit

Qu’ell(e) veut s’fair(e) la malle

’Vec un mâle !

Ell(e) prie

Pour qu’ce soit Delon 

Pas Gaston !

 

Pauvr(e) Suzy

Qu’est vestale

Pour de bon !

 

Zoé

La Fan-Transisteuse-

Babilleuse :

« Oh yé ! »

Se plaît en couplets

Des plus niais 

Son pied

Ell(e) prend sur les ondes

Qui l’inondent 

 

C’est-y d’l’hertz 

Q’ell(e) se met

Dans la sonde ?

 

Gabie

La dingu(e) du pressing

Veut qu’ça swingue 

Ell(e) crie

Éclat(e) les falzars

Sur l’comptoir 

Comm(e) si

C’étaient des balèzes 

Des qu’ell(e) baise 

 

C’est la « King »

Du boul’vard 

Cell(e) qu’est d’braise !

 

 

*

 

Les filles

Ces étoil(e)s-du-bal

Qu’on emballe 

Gentilles

L’amour leur rend gorge

Sur la forge 

Ell(e)s brillent

De leurs mille feux

Quand on veut 

 

Les femmes

Qu’ont le trou du cul

Qu’a trop bu 

Qu’on ferme

Comme un puits à sec 

Comme un bec 

Qui fanent

Dans le foin l’hiver 

Sans ovaires

 

Les grosses

Qui font d’la dentelle

Sous l’aisselle 

Qu’on pousse

À chier des p’tits pois

Dans la joie !

Qui moussent

Comm(e) toute un(e) chacune 

Sous la lune

 

Ces belles

Qui n’pass(e)nt pas leurs nuits

Qu’dans leur lit 

Femelles

Qui s’ouvr(e)nt pour la gloire

Sans espoir 

Emmêlent

Leurs chiffons d’amour

PAR AMOUR

 

Toutes elles défilent dans Ta Rue mon vieux Louis. Ces Perles, toutes elles défilent… dans Ta Vie !

 

Juliette 

La p’tite amazone

De ma zone

Coquette

Se pend à mon cou

Tout tout doux

Bébête

Ell(e) marmonne un p’tit :

« Tu m’aimes dis ? »

 

 Philippe Baudet

(N.B. Fin des années 70 pour les trois premières strophes, milieu des années 80 pour le reste. Mise en musique, dès l’écriture des premières strophes. Mais avec “variations” pour la suite de la chanson.)