Les Fiançailles : Philippe Baudet, 2012 (a cappella sur un poème d'Apollinaire)

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Les Fiançailles



Le printemps laisse errer les fiancés parjures

Et laisse feuilloler longtemps les plumes bleues

Que secoue le cyprès où niche l’oiseau bleu

Une Madone à l’aube a pris les églantines

Elle viendra demain cueillir les giroflées

Pour mettre aux nids des colombes qu’elle destine

Au pigeon qui ce soir semblait le Paraclet

Au petit bois de citronniers s’enamourèrent

D’amour que nous aimons les dernières venues

Les villages lointains sont comme leurs paupières

Et parmi les citrons leurs cœurs sont suspendus

 

(Apollinaire) – version abrégée

Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913