Plutôt que de mettre ici l'une ou l'autre de mes compositions "complexes", je viens de retrouver une énième ébauche de cette fameuse année 2012.
(2012 : il y a dix ans donc, que je me suis lancé dans « l’audio » ; bien modestement au début, avec des moyens frustes, comme cette ébauche-là le démontre assez : petit dictaphone de poche... et vogue la galère !)
Oui mais…
Moi, j’ai couvé ce bol… est un poème léger, ou une chanson légère, que j’ai écrite il y a bien longtemps. Vers 1989, je pense.
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Ta poitrine sur ma poitrine,
Hein ? nous irions […]
Arthur Rimbaud
Moi, j’ai couvé ce bol…
(Hommage au blason)
La robe s’est ouverte
Quand la Dame s’étale…
Eh Dieu ! Quell(e) découverte !
Deux mains suffiront-elles ?
Deux paumes pour couvrir
L’étonnant rond moelleux
Qui se voulut « s’offrir »
Doublement à mes yeux,
À ma bouch(e) ce regard-
Là, qui s’agite dru,
Chaud ; mais par trop bavard :
« Attrape-moi Landru ! »
…Lors c’est en assassin
Que j’ai coupé des ailes,
Pour toucher au festin
De l’encor demoiselle :
Son doux sein qui me nargue
De sa rouge aréole,
De son globe qui argue
Du volume d’un bol !
« Quel argument ma chère !
Mais, tenez-vous tranquille :
Ce beau discours m’est chair
Quand je vous déshabille… »
…Riant de ma surprise,
S’élance la poitrine,
Profond dans ma chemise,
Et sus à ma poitrine ;
Puis s’échappe… en fou rire :
Deux bombardiers qui rasent
La ville des soupirs
De ma peau et l’embrasent !
« Il faut finir ma chère !
Doucement je saisis
Votre mamelle entière,
Ton fieffé melon, dis ! »
…L’ai attrapé au vol
Et l’ai tenu au chaud ;
Et comme fait l’oiseau,
Moi j’ai couvé ce bol…
Puis je l’ai bu enfin,
Oui j’ai bu lentement,
J’ai bu jusqu’à la fin,
Des deux mains soulevant…
…En comptant sur mes doigts,
POUR APAISER MA FAIM.
(Philippe Baudet)