POUR QUELQUE CONFIDENCE… : Philippe Baudet, 2012-2017 (version a cappella)

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POUR QUELQUE CONFIDENCE…

 

Pour quelque confidence à la statue de marbre

Il tournoyait autour puis se pendait à l’arbre

Ainsi qu’au fil du sabr(e) fait un lacis de sang,

En rigolant – comm(e) fou – de « penser » son idole,

De poser sur sa bouche un baiser… qui s’envole… ;

Avec l’œil de l’enfant qui s’est enfui du rang.

« Il parle à son oreille de pierre froide ;

Il touche sa peau sans saveur ;

Il lui dit ses pensées, lui qui pleure ;

Elle l’écoute ?... Fariboles ! »

Il s’amusait, c’est sûr, pourtant… c’était sérieux :

Il jouait sa folie en offrande à son dieu :

On le voyait là-bas, histrion de la nuit,

Au fond du parc boisé, qui tanguait sous la cape

De son costume noir – voyou que le vent drape ! -,

Pour distraire « la belle » ; pour chasser l’ennui…

Dans sa gangue de pierre !

 

 

(Philippe Baudet, août 1989-février 2004)