POUR QUELQUE CONFIDENCE…
Pour quelque confidence à la statue de marbre
Il tournoyait autour puis se pendait à l’arbre
Ainsi qu’au fil du sabr(e) fait un lacis de sang,
En rigolant – comm(e) fou – de « penser » son idole,
De poser sur sa bouche un baiser… qui s’envole… ;
Avec l’œil de l’enfant qui s’est enfui du rang.
« Il parle à son oreille de pierre froide ;
Il touche sa peau sans saveur ;
Il lui dit ses pensées, lui qui pleure ;
Elle l’écoute ?... Fariboles ! »
Il s’amusait, c’est sûr, pourtant… c’était sérieux :
Il jouait sa folie en offrande à son dieu :
On le voyait là-bas, histrion de la nuit,
Au fond du parc boisé, qui tanguait sous la cape
De son costume noir – voyou que le vent drape ! -,
Pour distraire « la belle » ; pour chasser l’ennui…
Dans sa gangue de pierre !
(Philippe Baudet, août 1989-février 2004)