2012 toujours. Ébauche, encore. Dictaphone de poche. Mais pour le coup en une seule prise : le son y est donc à peu près correct cette fois-ci. Ouf !
Bien que modeste : un a cappella d'essai, sur le poème CHEVAUX.
Voici...
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CHEVAUX (II)
Quelle
allure
ont les chevaux ?
S’ils courent, sont-ce des robots, des gens, des rythmes ?
Quelle est leur foi ?
Quels sont leurs miroirs –
(au fil de l’eau, filent des images)
Que se disent-ils ?
À quels espaces sont-ils voués ?
- Les chevaux n’ont peut-être pas de lois (si ce n’est, bien sûr, les lois de l’univers)
Mais, pourtant, ils savent obéir…
- Les chevaux sont faits pour eux-mêmes
- S’ils courent, ce n’est pas pour voler, c’est pour filer le train aux ennemis
- Quand un cheval meurt, les autres ne le mangent pas, ni ne l’adorent : il n’y a pas de dieu-cheval
Juste la peur, la peur immense, infernale, du grand univers
*
S’ils courent, ce n’est pas pour voler
C’est pour filer le train aux ennemis
Les chevaux ?
Au fil de l’eau vont leurs images… À quel espace vouées ?
Reflets aquilins des équidés
Le cheval mort, nul ne le mange, ni ne l’adore
Il n’y a pas de dieu-cheval, ni de carnivores chez les chevaux
Il n’y a que la peur immense, infernale du vaste univers,
juste la grande peur,
chez les chevaux
*
À quoi ressemblent les chevaux ?
- Robots ? Gens ?
- S’ils courent, sont-ce des rythmes ?
- Ont-ils une foi ?
- Quels sont leurs miroirs ?
- Que se disent-ils ?
- Sont-ils voués à quelque espace ?
Philippe Baudet (date oubliée)