Je profite de ce que cherchant au hasard en tâtonnant dans ma caverne d'Ali Baba dans l'espoir de trouver un a cappella pour Le Vent m'a dit, je tombe par hasard sur un autre a cappella : Le Son du cor, quant à lui sur un poème d'Apollinaire, pour, avant qu'il ne se perde à nouveau englouti sous le nombre, vous le donner à entendre...
Et... hop !
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Le son du Cor
Mon amour est comme un fiévreux que seul apaise
Le poison qui nourrit son mal et dont il meurt
Mon sens comme celui d’un tel que folie lèse
N’exprime plus qu’injuste et très vaine fureur
Je t’avais crue si blanche et tu es noire hélas !
Ô toi géhenne sombre ô toi nuit sans étoile
L’amour a incanté mes yeux tristes et las
Et tout est irréel comme embrumé de voiles
Peut-être es-tu très pure immaculée ô toi
Qu’à travers ma folie j’ai proclamée impure
J’ai les yeux de l’Amour qui sont troubles d’émoi
De veilles et de pleurs et des maux qu’il endure.
Guillaume Apollinaire