LE SON DU COR (a cappella de 2012 sur un poème d'Apollinaire) : Philippe Baudet, 2012 (a cappella sur petit dictaphone)

Posté

Je profite de ce que cherchant au hasard en tâtonnant dans ma caverne d'Ali Baba dans l'espoir de trouver un a cappella pour Le Vent m'a dit, je tombe par hasard sur un autre a cappella : Le Son du cor, quant à lui sur un poème d'Apollinaire, pour, avant qu'il ne se perde à nouveau englouti sous le nombre, vous le donner à entendre...

Et... hop !

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            Le son du Cor

 

 

Mon amour est comme un fiévreux que seul apaise

Le poison qui nourrit son mal et dont il meurt

Mon sens comme celui d’un tel que folie lèse

N’exprime plus qu’injuste et très vaine fureur

Je t’avais crue si blanche et tu es noire hélas !

Ô toi géhenne sombre ô toi nuit sans étoile

L’amour a incanté mes yeux tristes et las

Et tout est irréel comme embrumé de voiles

Peut-être es-tu très pure immaculée ô toi

Qu’à travers ma folie j’ai proclamée impure

J’ai les yeux de l’Amour qui sont troubles d’émoi

De veilles et de pleurs et des maux qu’il endure.

 

 

 

Guillaume Apollinaire