Après le vite-fait-mal-fait, rectifions... ("Le Son du cor", poème d'Apollinaire)
J'ai fait très vite la nuit dernière quand je suis, sur un disque dur ancien, et externe, tombé par hasard sur un a cappella de 2012 pour Le Son du cor d'Apollinaire. Craignant qu'il ne disparaisse à nouveau sous les monticules (et les tubercules - "pommesdeterresques" !) qui s'amassent dans "mes" caves...
Aujourd'hui je n'étais pas chez moi, mais en fin de soirée, de retour à la maison, j'ai fait des recherches. Et ai trouvé, déjà, deux autres a cappella pour ce même poème d'Apollinaire. (Mélodie identique.)
Les uns dérivant des autres manifestement.
Mais un peu moins bruyants que le tout premier il me semble...
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Le son du Cor
Mon amour est comme un fiévreux que seul apaise
Le poison qui nourrit son mal et dont il meurt
Mon sens comme celui d’un tel que folie lèse
N’exprime plus qu’injuste et très vaine fureur
Je t’avais crue si blanche et tu es noire hélas !
Ô toi géhenne sombre ô toi nuit sans étoile
L’amour a incanté mes yeux tristes et las
Et tout est irréel comme embrumé de voiles
Peut-être es-tu très pure immaculée ô toi
Qu’à travers ma folie j’ai proclamée impure
J’ai les yeux de l’Amour qui sont troubles d’émoi
De veilles et de pleurs et des maux qu’il endure.
Guillaume Apollinaire