POUR QUELQUE CONFIDENCE (étude a cappella sur "Little dictaphone") : Philippe Baudet, 2012 (étude audio)

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POUR QUELQUE CONFIDENCE…

 

Pour quelque confidence à la statue de marbre

Il tournoyait autour puis se pendait à l’arbre

Ainsi qu’au fil du sabr(e) fait un lacis de sang,

En rigolant – comm(e) fou – de « penser » son idole,

De poser sur sa bouche un baiser… qui s’envole… ;

Avec l’œil de l’enfant qui s’est enfui du rang.

« Il parle à son oreille de pierre froide ;

Il touche sa peau sans saveur ;

Il lui dit ses pensées, lui qui pleure ;

Elle l’écoute ?... Fariboles ! »

Il s’amusait, c’est sûr, pourtant… c’était sérieux :

Il jouait sa folie en offrande à son dieu :

On le voyait là-bas, histrion de la nuit,

Au fond du parc boisé, qui tanguait sous la cape

De son costume noir – voyou que le vent drape ! -,

Pour distraire « la belle » ; pour chasser l’ennui…

Dans sa gangue de pierre !

 

 

(Philippe Baudet, août 1989-février 2004)


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Particularité ici : j'ai trouvé par hasard, et non retrouvé - puisque je ne les cherchais pas - deux enregistrements de POUR QUELQUE CONFIDENCE..., mis côte à côte dans mes fichiers audio. Enregistrés tous deux séparément sur "Little dictaphone" soit, mais non pas mixés ; en attente d'être mixés (ensemble donc, évidemment) sur un outil plus adapté. Les années ont passé. Dix ans pour être précis.

 

Mais les deux petits kikis conçus pour un jour être mariés ensemble, une voix dominante (soliste), l'autre la soutenant, l'ornant (voici le modeste projet de départ que j’avais projeté alors), sont restés sur leur faim.

Mis de côté pour « plus tard », ils furent finalement oubliés.

De dépit, ils se sont endormis... pendant ces dix dernières années. Jusqu'au baiser, ce jour, du Prince de la Belle au bois dormant.

 

Entretemps j'ai eu cet outil en main.

Bien pratique puisque l'on peut y déposer des enregistrements indépendants, même ceux réalisés avec « Little dictaphone ». (À condition toutefois de convertir auparavant le format d'origine du dictaphone de poche en mp3. Sinon l'outil audio multipiste n'accepte pas ledit format d'origine du petit bidule - pas assez noble pour lui sans doute ? Snobinard, va !)

Et ainsi un mixage peut se faire sans aboutir à de la bouillie sonore. Intéressant non ?

 

Oui, mais voilà, les deux petits a cappella réalisés sur mon dictaphone Olympus afin d’incarner vocalement mon poème POUR QUELQUE CONFIDENCE..., réalisés séparément en vue de cette magique opération de mixage… qui n'a jamais eu lieu, ont malencontreusement été remisés au placard des projets non aboutis.

Je ne m'en suis aperçu qu'aujourd'hui, soit dix ans plus tard ! (Pour une fois que j'avais fait l'effort d'anticiper, voilà comment mes deux orphelins ont été traités ! Oubliés dans un coin. Si ce n'est pas misère que de voir ça ! Pouah !) Et puis la mémoire m’est revenue. Je me suis enfin souvenu d’eux. De ce pour quoi je les destinais aussi.

 

Comme quoi il n’est jamais trop tard.

Ce mixage je l’ai réalisé aujourd’hui. Sans doute un peu différent de ce qu’il aurait été, en 2014, année où j’ai acquis cet outil audio multipiste ?

 

Qui plus est destiné à être une étude, rien qu’une étude, a cappella – polyphonique, au sens propre.

 

Comme j’en ai réalisé tant après. Tant et tant.

 

Big laïus. Pour une petite chose. Mais qui complète ce que j’ai dit auparavant sur mes expériences audio, à partir de 2012.

 

Quant au fond, quant à ce poème-ci mis en chant (et en chantier) : POUR QUELQUE CONFIDENCE…, je vous laisse juge évidemment, libres d’en penser du bien ou du mal.

 

 

 

Philippe Baudet, le 26 janvier 2023